Cathy Colmache

Thérapies Comportementales et Cognitives

Refus scolaire anxieux

Le refus scolaire anxieux correspond à une difficulté importante et persistante à se rendre à l’école ou à y rester, en lien avec une souffrance anxieuse.

Il ne s’agit ni d’un manque de motivation, ni d’un refus volontaire de scolarité, ni d’un trouble du comportement.

Dans la majorité des situations, l’enfant ou l’adolescent souhaite aller à l’école, mais se retrouve empêché par une anxiété intense. Cette anxiété peut s’exprimer par des pleurs, des crises d’angoisse, des plaintes somatiques (maux de ventre, maux de tête, nausées) ou un blocage au moment du départ.

Ce que le refus scolaire anxieux n’est pas

Le refus scolaire anxieux ne correspond pas :

  • À un manque d’envie d’aller à l’école.

  • À un désintérêt pour les apprentissages.

  • À un comportement d’opposition volontaire.

  • À une déscolarisation choisie.

Il s’agit d’une souffrance réelle, parfois difficile à comprendre pour l’entourage et culpabilisante pour l’enfant ou l’adolescent.

Une souffrance parfois difficile à comprendre pour l’enfant ou l’adolescent

Les enfants et les adolescents concernés ne savent pas toujours identifier ni expliquer l’origine de leur mal-être.

L’anxiété peut s’exprimer de façon diffuse, à travers des sensations physiques, des émotions intenses ou un sentiment de blocage, sans qu’ils puissent mettre des mots précis sur ce qu’ils ressentent.

Cette difficulté à comprendre et à verbaliser son mal-être est fréquente et fait partie intégrante de ce type de problématique.

Une situation souvent éprouvante pour les parents

Le refus scolaire anxieux est une situation souvent déroutante et éprouvante pour les parents. Face à la détresse de leur enfant, beaucoup peuvent se sentir démunis et ne plus savoir comment réagir.

Il est fréquent que les parents ressentent de l’inquiétude, de la culpabilité ou un sentiment d’impuissance, notamment lorsque les solutions mises en place semblent inefficaces. Ces réactions sont compréhensibles et ne traduisent en aucun cas un manque d’implication ou de compétence parentale.

L’accompagnement vise également à soutenir les parents, à leur apporter des repères et à les aider à adopter une posture sécurisante pour leur enfant, sans renforcer involontairement l’anxiété.

Comment le refus scolaire anxieux peut se manifester

Le refus scolaire anxieux peut se traduire par :

  • Une impossibilité de se rendre à l’école ou d’y rester.

  • Une anxiété intense la veille ou le matin des jours d’école.

  • Des plaintes physiques répétées sans cause médicale retrouvée.

  • Une fatigue émotionnelle importante.

  • Une majoration des difficultés le dimanche soir ou après les vacances.

  • Une baisse progressive de l’estime de soi et un repli.

Origines possibles du refus scolaire anxieux

Le refus scolaire anxieux est le plus souvent l’expression d’un trouble anxieux sous-jacent.

Ces troubles peuvent être présents isolément ou associés, et ne sont pas toujours identifiés comme tels par l’enfant, l’adolescent ou son entourage.

Il peut notamment s’inscrire dans le cadre de :

  • Un trouble d’anxiété de séparation.

  • Un trouble d’anxiété sociale.

  • Un trouble d’anxiété généralisée.

  • D’autres troubles anxieux, tels que des phobies ou des anxiétés spécifiques.

Sans en être nécessairement la cause directe, certains éléments peuvent contribuer à l’apparition ou au maintien du refus scolaire anxieux :

  • Des difficultés de régulation émotionnelle ou une hypersensibilité.

  • Des expériences scolaires vécues comme stressantes (pression, évaluations, changements).

  • Des difficultés relationnelles avec les pairs, incluant des situations de mise à l’écart ou de harcèlement.

  • Un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

  • Des troubles du sommeil, majorant la fatigue et l’anxiété.

Chaque situation est singulière et nécessite une compréhension individualisée.

Particularités selon l’âge

Chez l’enfant (école maternelle et primaire)

Le refus scolaire anxieux est plus fréquemment lié à une anxiété de séparation ou à des peurs spécifiques. Les manifestations sont souvent émotionnelles et somatiques. Le travail porte sur la sécurisation, la progressivité et le soutien de la famille.

Chez l’adolescent (collège et lycée)

Chez l’adolescent (collège et lycée)

Le refus scolaire anxieux est plus souvent marqué par une anxiété sociale, une sensibilité accrue au regard des autres, ainsi que par la pression scolaire et les relations avec les pairs. Il peut s’accompagner d’un repli et d’une ambivalence face au retour en classe.

Mon accompagnement en TCC

Je propose un accompagnement fondé sur les thérapies comportementales et cognitives (TCC), approche reconnue et validée scientifiquement.

L’objectif est d’aider l’enfant ou l’adolescent à mieux comprendre son anxiété, à réduire progressivement la détresse liée à l’école, et à retrouver une scolarité plus apaisée, dans le respect de son rythme et de ses ressources.

L’accompagnement peut notamment viser à :

  • Comprendre les mécanismes de l’anxiété scolaire.

  • Identifier les situations déclenchantes et les pensées anxieuses.

  • Apprendre des outils de régulation émotionnelle.

  • Mettre en place des stratégies progressives et sécurisantes de retour ou de maintien à l’école.

  • Soutenir l’estime de soi et le sentiment de compétence.

Une guidance parentale peut être proposée afin d’aider les parents à adopter une posture soutenante et cohérente.

Travail en lien avec l’établissement scolaire et les professionnels concernés

Le refus scolaire anxieux nécessite souvent une approche coordonnée, impliquant l’enfant ou l’adolescent, sa famille et l’établissement scolaire.

Selon les situations, différents acteurs peuvent constituer des ressources importantes :

  • Le médecin traitant.

  • Le médecin scolaire.

  • L’infirmier ou l’infirmière scolaire.

  • Le psychologue de l’Éducation nationale.

  • Les équipes éducatives et pédagogiques de l’établissement.

  • D’autres professionnels de santé impliqués dans le suivi.

Ce travail vise à favoriser une compréhension partagée de la situation, à soutenir le maintien du lien scolaire et à envisager, lorsque cela est possible, des aménagements adaptés, dans le respect du cadre et des compétences de chacun.

L’accompagnement proposé s’inscrit dans une démarche de soutien en thérapies comportementales et cognitives (TCC) et ne se substitue pas à un suivi médical ou psychiatrique lorsque celui-ci est nécessaire.
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